18 3 2016 \u00e9tendra cette pr\u00e9somption \u00e0 deux ans et\u00a0 elle restera de 6 mois pour les biens d'occasion.
\r\nM. le S\u00e9nateur Didier GUILLAUME a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l'origine d'un amendement, int\u00e9gr\u00e9 dans la loi d'avenir de l'agriculture, l'alimentation et la for\u00eat dont le texte d\u00e9finitif du projet vient d'\u00eatre adopt\u00e9 par l'Assembl\u00e9e Nationale le 11 9 2014 et dont l'article 42 modifiera l'article L213-1 du code rural
\r\nTout en continuant de renvoyer aux dispositions du code de la consommation, il rajoute un alin\u00e9a suppl\u00e9mentaire venu pr\u00e9ciser que \u00ab La pr\u00e9somption pr\u00e9vue \u00e0 l'article L. 211-7 du m\u00eame code n'est pas applicable aux ventes ou \u00e9changes d'animaux domestiques. \u00bb
\r\nCe sera donc d\u00e9sormais au consommateur, de d\u00e9montrer, au besoin par un certificat et des analyses de son v\u00e9t\u00e9rinaire, que le d\u00e9faut de conformit\u00e9 (voir la pathologie) qu'il invoque, existait d\u00e9j\u00e0 au moment de la vente (ceci peut notamment \u00eatre le cas pour une maladie g\u00e9n\u00e9tique ou h\u00e9r\u00e9ditaire ?.).
\r\nLorsque cette preuve aura \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e\u00a0le consommateur aura le choix entre:
\r\nLe choix reste celui de l'acheteur et ne peut lui \u00eatre impos\u00e9 par l'\u00e9leveur qui aura tout int\u00e9r\u00eat, si son nouveau ma\u00eetre veut le garder, \u00e0 accepter de n\u00e9gocier un remboursement partiel, dont le montant variera selon l'importance du d\u00e9faut invoqu\u00e9 (un d\u00e9faut mineur, ne pouvant de toute fa\u00e7on pas donner lieu \u00e0 r\u00e9solution de la vente).
\r\nQuel int\u00e9r\u00eat aurait un \u00e9leveur \u00e0 reprendre un animal atteint d'une pathologie, qu'il va devoir faire op\u00e9rer, pour lequel il devra engager des frais et ne pourra plus le faire se reproduire\u00a0?
\r\nPour son nouveau maitre qui s'y est la plupart du temps attach\u00e9, il sera sans doute difficile aussi de concevoir de l'abandonner \u00e0 un avenir incertain.
\r\nA moins qu'il ne soit de mauvaise foi (qu'il y ait dol selon l'art L213-1 du code rural qui renvoi au code de la consommation), en ayant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment vendu un animal qu'il savait atteint d'un d\u00e9faut de conformit\u00e9, l'\u00e9leveur n'est pas redevable de \u00a0dommages et int\u00e9r\u00eats et ne devrait pas \u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 des frais suppl\u00e9mentaires, que le propri\u00e9taire de l'animal aurait engag\u00e9 de sa propre initiative (ex\u00a0: des frais de v\u00e9t\u00e9rinaires, traitements?.).
\r\nFaute d'accord amiable, le nouveau propri\u00e9taire de l'animal pourra choisir de saisir outre l'une des juridictions territorialement comp\u00e9tentes en vertu du CPC, la juridiction du lieu o\u00f9 il demeurait au moment de la conclusion du contrat ou de la survenance du fait dommageable (art L141-5 code de la consommation), soit donc la plupart du temps le tribunal de son domicile, ce qui devrait constituer une raison suppl\u00e9mentaire pour un \u00e9leveur d'accepter de n\u00e9gocier une r\u00e9duction de prix.
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