Bonjour,
Pour appuyer mon dossier, j'avais demandé une expertise psy pour faire le lien entre mon état de santé (dépression réactionnelle suite à harcèlement moral) et les faits.
Une 1ère expertise est rentrée. J'ai demandé au policier qui avait réalisé mon audition d'avoir copie du résultat : il m'a dit de le demander au Procureur de la République, pas de réponse.
Ma plainte a été classée sans suite pour défaut de preuves, or le dossier est bien alimenté en écrits divers.
Je porte plainte auprès du Doyen des Juges d'Instruction.
Ce n'est que lors de mon audition par le juge d'instruction nommé, que la conclusion de cette expertise m'est lue. Je m'en étrangle, et demande immédiatement une contre-expertise.
Il ne m'est communiqué que la dernière page (conclusions), je relance plusieurs fois pour avoir l'intégralité du rapport, et il faudra la saisie de la Présidente de la Chambre d'Instruction pour avoir enfin la totalité de l'expertise où je relève une vie "inventée", même un jugement de valeur méprisant sur ma scolarité qui est tout à fait louable, sans parler d'un avis sur ma vie sexuelle, sujet que nous n'avions même pas abordé !
Je vois, sans avoir tous les éléments, le "contre-expert", il m'annonce en entrée en matière que "s'il avait été mon employeur, il m'aurait licenciée aussi ! " pour quelqu'un dans mon état avec l'espoir de voir mon préjudice reconnu, c'est rude et même violent. Pendant deux heures je lui communiquerai tous les éléments et arguments possibles... Il me faudra 4 mois pour me remettre de cette expérience.
Ensuite, je demanderai au juge d'instruction, au greffe, le résultat de cette expertise. Pas de nouvelles; la greffière me dit au téléphone : "je vais voir, il ne se passe rien", jusqu'à ce que je saisisse la Présidente de la Chambre d'instruction, et qu'enfin j'apprenne où en est mon dossier avec toutes les anomalies.
Le contre-expert qui n'a toujours pas rendu son rapport au bout de deux ans et demi se fait relancer, par mail, par courrier.
Cinq mois plus tard, je reçois un appel de son secrétariat, je l'ai en ligne, il me dit qu'il veut me revoir pour la mise à jour de mon dossier : je lui réponds que cela va faire trois ans que j'attends son rapport, que mon dossier est bloqué à cause de lui. Il me rétorque : "je ne suis pas responsable de vos ennuis juridiques".
J'avais accepté un rendez-vous, que j'ai finalement annulé, car je ne voulais pas encore sombrer pendant les mois, en plein été, la meilleure saison pour moi : je me doutais qu'il allait encore essayer de me décourager vu son retard qui était volontaire.
Je l'avise que je demande son dessaisissement au juge d'instruction, et bien évidemment entretemps il rend son rapport, m'inventant une maladie que je nie avoir, histoire de dédouaner l'employeur de ses responsabilités.
Là aussi, seulement la dernière page "conclusions" m'est seulement communiquée en me demandant des observations sous 15 jours, en plein ponts du mois de mai où je me suis absentée. Je fais l'impossible pour répondre et contester dans les délais, et réclame la totalité du rapport, car les conclusions sont partiellement incompréhensibles, du charabia de médecin.
J'ai demandé une 3e contre-expertise, mais au point où j'en suis, je mets en doute le sérieux de ces expertises. La psychiatrie est certes une science inexacte, mais quand elle est exercée par des personnes dont l'objectif est de vous contrer, il est certain que les conclusions ne peuvent qu'être étonnantes.
Je voudrais maintenant demander le retrait de ces expertises, dont l'une porte atteinte à ma vie privée, et l'autre risque de ne pas respecter le secret médical (entre autres...).
Est-ce possible et auprès de qui ?
J'ai demandé une délocalisation du dossier pour délais déraisonnables et suspicion au Procureur Général de la Cour d'Appel, celui-ci ne répond pas à mes courriers.
En plus, le mal est fait, car l'avocat de l'employeur a dû avoir accès à ces expertises que je conteste.
Accessoirement, en ayant enfin accès aux pièces du dossier pénal, des indices non relevés par la police dans les dépositions des personnes dites "témoins", font que j'ai maintenant acquis la conviction quant à l'identité de la personne qui a commandité mon agression effectuée par les ressources humaines, qui m'a plongée dans cette dépression chronique.
J'aurais aimé que la police pose des questions essentielles, et mettent mon "agresseuse" face à ses mensonges qui sont visibles, déclenche enfin la manifestation de la vérité, mais au contraire, elle a écrit tous ses mensonges sans les mettre en doute, et cela fait neuf ans que cela dure !
Merci de vos réponses
Cliquez ici pour répondre