Cher Monsieur,
En l'état des éléments que vous relatez, il semble possible d'envisager un vice du consentement affectant la vente que vous avez conclue, soit l'erreur, soit le dol.
Cependant, c'est par principe au jour du compromis de vente, qui vaut vente, que doivent s'apprécier l'erreur de l'acquéreur, ou le dol (tromperie) du vendeur, et non pas au jour de la réitération de la vente par acte authentique.
Invoquer une erreur est ici délicat. Si l'installation de la pizzeria est postérieure au compromis de vente, l'erreur n'est pas préalable ou concomitante au contrat. Si le projet d'installation est antérieur et était déjà acté et vérifiable, il pourrait être considéré qu'il vous appartenait de vous renseigner et que l'erreur commise n'est pas excusable, au sens du code civil.
En revanche, le dol du vendeur peut entraîner la nullité du contrat à condition d'établir, ce qui peut être difficile, que votre vendeur connaissait le projet d'installation d'une pizzeria, savait les nuisances qui en résulteraient, et vous a caché ces informations. Il est possible que votre vendeur ait échangé sur ce point avec l'exploitant de la pizzeria.
La venderesse semble a priori, sous réserve des éléments du dossier, en droit de solliciter le paiement de l'indemnité d'immobilisation.
Je vous remercie d'indiquer si j'ai bien répondu à votre question.
Votre bien dévoué,