Madame,
Les éléments pris en compte par la juridiction pénale et la juridiction prud'homale pour "caractériser" l'infraction ou le manquement sont différents.
Si la juridiction pénale avait reconnu l'existence d'un harcèlement moral à votre encontre, le Conseil de Prud'hommes aurait du en tenir compte pour statuer.
En revanche, l'inverse n'est pas vrai.
Par conséquent, quand bien même votre action au pénal a été classée sans suite, le Conseil de Prud'hommes est souverain pour apprécier l'existence ou non de manquements de votre employeur, en en tirer toutes les conséquences de droit le cas échéant.
Votre action prud'homale n'est donc pas vouée à l'échec du seul fait que votre plainte ait été classée sans suite.
Cordialement,
Alexia LAKABI
il y a 1 an
Merci maître
Donc si j’ai bien compris même si le pénal a classé cette affaire , le cph pourrait reconnaître cet harcèlement ou simplement le manquement de l’employeur? Ou les deux chefs d’accusation , harcèlement et manquement
Merci
il y a 1 an
Madame,
Effectivement, le Conseil de Prud'hommes pourrait reconnaitre l'existence d'un harcèlement et/ou d'un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité.
Cordialement,
Alexia LAKABI
Juste une précision
La plainte au pénal était sur un fait de discrimination alors qu’au prud’hommes il s’agit de faits de harcèlement
Comme ce ne sont pas les mêmes faits c’est plutôt positif pour la procédure au prud’hommes ?
Merci
il y a 1 an
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