Bonjour Marie
L' affirmation contenue dans l'acte de notoriété n'emporte pas , par elle-même , l"acceptation de la succession.
Ceci dit, si personne (cohéritier ou créancier) ne vous y contraint ,vous disposez d'un délai de dix ans pour renoncer à la succession.
Pour compléter la réponse de Condor :
Délai minimal pour exercer l'option successorale :
À partir de l'ouverture de la succession, vous avez 4 mois pour exercer l'option successorale.
Durant cette période, personne ne peut vous obliger à faire un choix.
Si vous n'avez pas pris de décision après le délai de 4 mois, les personnes suivantes ont le droit de vous obliger à faire un choix :
- Créancier: Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation de la succession;
-Cohéritier;
- Héritier de rang subséquent (personne qui hériterait si vous renonciez);
- L'État.
Dans ce cas, vous avez 2 mois pour faire votre choix ou demander un délai supplémentaire au juge. Si vous n'avez pas pris de décision après ce délai, vous êtes considéré comme ayant accepté purement et simplement la succession.
Délai maximal (Rappelé par Condor) si personne ne vous oblige à faire un choix : vous disposez d'un délai de 10 ans au maximum pour vous prononcer. Après ce délai, vous êtes considéré comme ayant renoncé à la succession.
il y a 1 an
bonjour,
le fait de vendre un bien du défunt est considéré comme valant acceptation tacite
il y a 1 an
J'envisage d'arrêter le processus de mise en vente, la notion d'acceptation tacite m'est elle opposable ?
Merci de votre réponse
il y a 1 an
Bonjour Marie,
Vous aurez tous les éléments de réponse à votre question par internet sur le site : https://paris.notaires.fr/fr/actualites/acceptation-tacite-de-la-succession-prudence
Il est notamment précisé que :
L’article 784 du Code civil précise que les actes purement conservatoires ou de surveillance et les actes d’administration provisoire peuvent être accomplis sans emporter acceptation de la succession si le successible n’a pas pris le titre d’héritier. Il s’agit notamment :
du paiement des frais funéraires et de dernière maladie, des impôts dus par le défunt, des loyers et autres dettes successorales dont le règlement est urgent ;
de la vente des bien périssables (à condition de n’utiliser l’argent qu’aux fins de paiement des dettes ou de le déposer chez un notaire), le recouvrement des fruits ou revenus des biens successoraux ( les loyers perçus par le défunt) ;
de l’acte destiné à éviter l’aggravation du passif successoral (remboursement anticipé d’un emprunt pour éviter les intérêts) ;
des actes liés à la rupture du contrat de travail du salarié du défunt employeur particulier ;
des opérations courantes permettant la continuation à court terme de l’entreprise dépendant de la succession.
La liste n’étant pas exhaustive, en cas de conflit, il reviendra au juge d’apprécier si la nature et la multiplicité des actes accomplis traduisent la volonté d’accepter la succession.
Le notaire chargé du règlement de la succession aurait dû vous rappeler ces règles...
Cordialement.
il y a 1 an
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