J'ai eu une relation non protégée d'un jour (pas de relation en cours), la partenaire de 41 ans pensant ne prendre aucun risque, et moi sans préservatif car relation non "préméditée". La partenaire tombe enceinte, me désigne comme géniteur dès la découverte de la grossesse après un mois. Il s'agit d'une situation sans amour et sans désir d'enfants et je ne désire pas d'enfant de ma partenaire, je vis en couple par ailleurs. Ma partenaire ayant déjà avorté il y a plu sieurs années d'une autre relation, ne veut pas vivre à nouveau le traumatisme de l'avortement et souhaite poursuivre la gestation. Je n'arrive pas à convaincre ma partenaire d'avorter, elle dit ne pas avoir de désir d'enfant mais pense ne plus avoir d'autre opportunité d'avoir un enfant à son age. Pour info, nous avons eu plusieurs entretiens avec le planning familial. Aujourd'hui, 2 mois après le rapport sans lendemain, que puis-je faire pour convaincre ma partenaire ou pour me préparer à me protéger des conséquences d'une paternité probable non désirée ? Merci d'avance pour votre attention.
a situation que vous décrivez soulève plusieurs points importants. Tout d'abord, il est essentiel de rappeler que la décision de poursuivre ou non une grossesse appartient exclusivement à la femme enceinte. Selon l'article L2212-1 du Code de la santé publique, "la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin ou à une sage-femme l'interruption de sa grossesse." Cela signifie que, même si vous exprimez votre souhait de ne pas devenir père, votre partenaire a le droit de décider de continuer la grossesse.
Il n'existe pas de mécanisme légal qui vous permettrait de contraindre votre partenaire à avorter. Vous pouvez cependant continuer à dialoguer avec elle et lui faire part de vos préoccupations, mais la décision finale lui appartient.
En ce qui concerne la protection contre les conséquences d'une paternité non désirée, si l'enfant naît, vous pourriez être reconnu comme le père légal, ce qui implique des droits et des obligations, notamment en matière de pension alimentaire.
Vous pourriez envisager de consulter un avocat pour explorer les options qui s'offrent à vous, notamment en matière de reconnaissance de paternité et de droits parentaux.
Enfin, il est également possible d'envisager des solutions de médiation ou de soutien psychologique pour aider à gérer cette situation complexe. Des professionnels, comme ceux du planning familial, peuvent offrir des conseils et un soutien dans ce processus.
Par conséquent, vous ne pouvez pas forcer votre partenaire à avorter, mais vous pouvez continuer à discuter de la situation avec elle et consulter un avocat pour vous préparer aux éventuelles conséquences légales de cette grossesse.
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Bonjour Maître, j'avais bien conscience de ne pas pouvoir m'opposer à la décision unilatérale de la partenaire. Mais est-ce qu'une démarche "préventive" avant expiration du délai max pour avorter, type lettre à la partenaire, pourra être utile dans le futur en cas de demande post-naissance en justice par la partenaire(non formulée à ce jour) . Bien cordialement.
La décision d'avorter appartient exclusivement à la femme enceinte, et le père n'a pas de droit de veto sur cette décision. Cependant, une démarche préventive pourrait avoir des implications sur la reconnaissance de votre position et de vos intentions au moment de la grossesse.
En cas de litige ultérieur concernant la reconnaissance de paternité ou des droits parentaux, une lettre documentant vos préoccupations et votre position pourrait être considérée comme un élément de preuve. Cela pourrait montrer que vous avez tenté de communiquer et de clarifier votre position avant la naissance de l'enfant.
Néanmoins, il n'existe pas de garantie que cette démarche préventive soit déterminante en cas de contentieux. Les juges se basent sur de nombreux facteurs, y compris le bien-être de l'enfant et les circonstances spécifiques de chaque cas.
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