Bonsoir,
Pour qu'il y ait harcèlement moral, il faut démontrer que les agissements de votre manager sont répétés et ont pour effet de dégrader vos conditions de travail, de porter atteinte à votre dignité ou d'altérer votre santé mentale.
Dans votre cas, plusieurs éléments peuvent être analysés.
Si ces comportements sont répétés et que vous pouvez prouver qu'ils ont un impact négatif sur votre santé mentale, cela peut être considéré comme du harcèlement moral.
Si votre manager utilise des termes dévalorisants pour décrire votre travail sans fondement, cela peut également constituer un agissement de harcèlement.
Si vous avez des preuves qui contredisent les accusations portées contre vous, cela renforce votre dossier.
Le fait que des collaborateurs ne souhaitent plus travailler avec vous sans explication peut être interprété comme une forme d'isolement, ce qui est un élément caractéristique du harcèlement moral.
Cela peut être perçu comme une surveillance excessive, ce qui peut également contribuer à une ambiance de travail hostile.
Si les RH vous demandent de ne pas faire état de vos préoccupations alors que la situation persiste, cela peut être interprété comme une tentative de dissimulation de la part de l'employeur.
En cas de refus de rupture conventionnelle, cela peut effectivement être perçu comme une volonté de vous pousser à la démission.
Ainsi, rassemblez toutes les preuves (emails, témoignages, notes de réunions) qui attestent de la situation. Cela inclut les échanges avec vos collègues concernant les termes utilisés par votre manager.
Si vous en avez, alertez les représentants du personnel ou le comité social et économique (CSE) de la situation.
Si vous ressentez un impact sur votre santé mentale, il est important de consulter le médecin du travail pour qu'il puisse évaluer votre situation.
Si vous estimez que votre employeur ne prend pas les mesures nécessaires, vous pouvez saisir l'inspection du travail.
Si la situation ne s'améliore pas, vous pouvez envisager de saisir le Conseil de prud'hommes pour demander réparation du préjudice subi.
Si vous estimez que votre santé est en danger, vous pouvez exercer votre droit de retrait conformément à l'article L4131-1 du Code du travail.
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il y a 3 semaines
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