L'obligation d'assurer la sécurité de ses salariés
L’employeur se voit imposer un certain nombre d’obligations en matière d’hygiène et de sécurité. Ces dispositions légales reposent sur le fait que l’employeur doit protéger ses salariés de tous les risques professionnels auxquels ils peuvent être exposés au travail.
L’employeur est alors chargé de prendre toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité des salariés. Les risques doivent être correctement évalués, des mesures de prévention doivent être mis en place, les conditions de travail doivent être adaptées …
Une infraction peut être constituée dès un manquement de l’employeur à ces obligations. Sa responsabilité est également engagée en cas d’accident du travail, s’il est constaté que des mesures suffisantes n’avaient pas été prises pour éviter la mort ou les blessures du salarié.
Une interdiction d'entrave aux institutions représentatives du personnel
L’employeur n’a pas le droit de porter atteinte à l’instauration et au fonctionnement des institutions représentatives du personnel. L’infraction peut être constituée si l’employeur commet un acte dit « positif », c’est-à-dire une action, mais également lorsqu’il s’abstient d’agir. Il peut s’agir notamment d’une application insuffisante des dispositions légales.
Le travail illégal
Le travail illégal désigne plusieurs types d’infractions :
- le travail dissimulé, c’est-à-dire une dissimulation intentionnelle d’un emploi salarié ou d’une activité à titre d’indépendant, la déclaration de faux statuts ou encore la soustraction aux déclarations relatives aux salaries et aux cotisations sociales.
- l’emploi irrégulier d’une main d’œuvre étrangère : il est interdit d’employer un étranger qui ne possède pas un titre de séjour l’autorisant à exercer une activité salariée en France. En parallèle, le trafic de main d’œuvre étrangère, qui consiste à introduire en France des travailleurs étrangers sans accord de l’administration est également interdit.
- le marchandage, défini comme une fourniture de main d’œuvre à but lucratif causant au salarié un préjudice. Il peut également être constitué lorsqu’est éludé l’application de dispositions légales, d’une convention ou d’un accord collectif.
- le prêt illicite de main d’œuvre, c’est-à-dire la mise à disposition à titre exclusif à but lucratif de salariés par une entreprise prestataire à autre entreprise, en dehors des cas autorisés par la loi (travail temporaire, agence de mannequins, portage salarial …).
- la fraude aux revenus de remplacement : elle implique le fait de percevoir ou de tenter de percevoir un revenu de remplacement, tels que les allocations chômage ou celles versées au titre du fonds national de l’emploi, les allocations de chômage partiel ou la prime forfaitaire en faveur des bénéficiaires de l’ASS.
Bon à savoir
Les personnes physiques comme les personnes morales (c’est-à-dire les entreprises) peuvent être sanctionnées pénalement pour ce type d’infraction.