Fermer X
Se connecter
Mot de passe oublié
Vous êtes avocats ?
Inscrivez-vous gratuitement
10 mises en relation offertes
Créer mon compte avocat

Prise d'acte : les 5 étapes à suivre pour s'auto-licencier

Travail / Licenciement / Par Alexia.fr, Publié le 12/02/2018 à 15h53
62
partages

Il existe en droit du travail une méthode simple pour rompre son contrat de travail lorsqu’on veut quitter l’entreprise tout en obtenant une indemnité de rupture et le droit au chômage : la rupture conventionnelle individuelle ! Mais si l’employeur s’y oppose, que faire ? La solution pourrait être de s’auto-licencier en utilisant la procédure de la prise d’acte.

Trouvez votre avocat droit du travail
Premier rendez-vous gratuit

Analyser les risques

Le principe de la prise d’acte est essentiel à bien comprendre avant d’en envisager la mise en œuvre. Attention aux impatients !
Au terme de la procédure de la prise d’acte, l’objectif poursuivi par le salarié est d’obtenir la qualification de la rupture du contrat comme licenciement. Avec comme conséquence notamment d’obtenir une indemnisation par Pôle emploi. Et des indemnités financières versées par l’employeur car ce licenciement est considéré comme sans cause réelle et sérieuse.
Première chose à ne pas oublier : Pôle Emploi déclenche l’indemnisation non pas au moment de la prise d’acte mais au moment où cette prise d’acte est reconnue en justice comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse… Et cela peut prendre longtemps, le salarié ne pouvant pas non plus compter sur les indemnités de rupture, elles aussi versées uniquement après la décision de justice.

Seconde chose à ne pas oublier : une fois la prise d’acte faite, la suite n’est pas du ressort du salarié mais des juges. Or le juge peut décider de qualifier cette prise d’acte en simple démission. Dès lors, le salarié peut oublier tout versement d’indemnités par l’employeur et toute indemnisation par Pôle emploi. Sans parler qu’il peut être condamné à verser à son employeur des indemnités pour non-exécution du préavis de démission.

Monter un dossier

Pour éviter une déconvenue, il est impératif de réfléchir aux éléments qui vont convaincre les juges d’opter pour la qualification de licenciement plutôt que celle de démission. Il faut que ces éléments soient des manquements graves de l’employeur empêchant la poursuite de la relation de travail. C’est-à-dire ? Des faits de discrimination, des faits de harcèlement, les manquements portant sur le non versement de rémunération, etc.
Au salarié de trouver et de conserver les éléments de preuve qui seront à remettre aux juges ! L’aide d’un avocat dès cette étape de la procédure est conseillée.

Informer l'employeur

Une fois la décision prise, le salarié souhaitant prendre acte de la rupture de son contrat de travail doit cesser d’accomplir ses fonctions professionnelles. Et il doit prévenir, par tout moyen permettant d’en conserver la preuve, son employeur de sa décision et des motifs ayant conduit à cette prise d’acte.
Cette information peut être faite par un avocat pour le compte d’un salarié.

Saisir la justice

C’est au salarié de saisir la justice après avoir cessé son travail et informé l’employeur de la prise d’acte. Faute d’une telle saisine, la rupture du contrat est une démission.
Le tribunal compétent est le conseil des prud’hommes. La procédure prévue en cas de prise d’acte : pas de phase de conciliation, audience de jugement directe donnant lieu à un jugement dans un délai maximal d’un mois suivant la saisine du conseil. Les juges doivent donc aller très vite, cela s’expliquant par l’incertitude sur la nature du départ du salarié.
La rapidité de cette procédure judiciaire reste cependant de l’ordre de la théorie dans de nombreux conseils des prud’hommes, surchargés de dossiers et incapables de tenir les délais.

Convaincre les juges

Comme on l’a vu, toute la réussite de la tentative de s’auto-licencier tient à la capacité du salarié d’amener les juges à qualifier une rupture du contrat à l’initiative du salarié en un licenciement.
C’est l’effet magique de la prise d’acte, quand une rupture faite unilatéralement par le salarié devient une rupture faite unilatéralement par l’employeur ! Mais cet effet magique ne va pas de soi et les juges doivent être convaincus de l’ampleur du manquement commis par l’employeur.
Face à l’incertitude de la décision rendue, il est primordial d’écouter les éventuelles propositions de transaction venant de l’employeur. Là encore, un avocat peut vous éclairer sur l’opportunité d’accepter une proposition de transaction ou de préférer s’en remettre aux juges.

Une question en droit du travail ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%de réponse
Aller plus loin
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail est une démarche par laquelle le salarié décide de rompre unilatéralement son contrat de travail en raison de faits graves...
Trop c’est trop, votre employeur a dépassé les bornes et vous avez décidez de partir de votre entreprise. seulement voilà, vous ne comptez pas quitter l&rsquo...
Les problèmes d'hygiène dans une officine de pharmacie, ajoutés à d'autres manquements de l'employeur (paiement de salaires, modification réitérées d'un contrat de travail à...
Une question en droit du travail ?
Des avocats vous répondent gratuitement sur Alexia.fr
Posez votre question

Questions résolues

En accident du travail depuis le 06/04/20 ou j'avais acquis 30 jours de congés payés non pris, le médecin conseil décide de consolider au…
Résolue par Maître SAGE
Je veux licencier mon assistante maternelle 10 semaines après son retour de conge maternité. soit le 30 aout ai je la possibilité de lui donner de…
Résolue par Maître HUE
Je suis salarié protégé et suite autorisation de licenciement et après un recours hiérarchique, je me trouve devant le tribunal administratif pour…
Résolue par Maître MATCHINDA
Victime d’harcèlement dans mon ancienne entreprise et n’ayant pas pu le résoudre après plus de 2 ans de processus interne à l’entreprise (recours…
Résolue par Maître BALA-GRODET
Si on a un avertissement, quand peut -on démissionner ? et conséquence ?…
Résolue par Maître FOREST

Avocats les plus actifs

1
Maître YVAN BELIGHA
Maître YVAN BELIGHA
253 problèmes résolus*
2
Maître Maturin PETSOKO
Maître Maturin PETSOKO
129 problèmes résolus*
3
Maître GEOFFROY BALONGA
Maître GEOFFROY BALONGA
29 problèmes résolus*
4
Maître Aurore KAYEMBE
Maître Aurore KAYEMBE
19 problèmes résolus*
5
Maître Rosalie DIARRA
Maître Rosalie DIARRA
18 problèmes résolus*

* Durant les 60 dernièrs jours

Continuer sans accepter
Votre choix concernant les cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser les fonctionnalités du site et vous offrir la meilleure expérience possible.
Réglage personnalisé
Accepter
Nécessaire
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Liste des cookies marketing utilisés :
En savoir plusGoogle Analytics
_gat* | __utm* | _ga* | _gid
Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Tag Manager
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Ads
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Maximum 3 mois
MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Maximum 3 mois
_fbp* | _fbc*
Ces cookies permettent d’afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), mesurer l’efficacité de nos campagnes Facebook et analyser le fonctionnement du site.
Maximum 3 mois
Paramétrer les cookies
Enregistrer