Un salarié à temps partiel ne peut pas effectuer d'heures supplémentaires.
C’est vrai.
Les salariés qui travaillent moins de 35 heures ne peuvent pas accomplir des heures supplémentaires. Ils peuvent toutefois travailler plus que l’horaire prévu dans leur contrat de travail : on parle d’heures complémentaires. Ces heures suivent des règles bien distinctes de celles applicables en matière d’heures supplémentaires.
Un salarié en forfait jours peut faire des heures supplémentaires.
Faux. Sa durée de travail n’étant pas comptabilisée en heures mais en jours, les heures supplémentaires ne le concernent pas.
Un salarié ne peut jamais refuser d'accomplir des heures supplémentaires.
C’est faux. Normalement, un salarié est tenu d’accomplir les heures supplémentaires demandées par son employeur sous peine de sanction disciplinaire. Mais il peut parfois dire non si l’employeur a commis un abus, par exemple en le prévenant au dernier moment.
Il n'y a pas de limite au nombre d'heures supplémentaires qu'un salarié peut effectuer.
Faux. Il ne faut normalement pas dépasser un nombre limité d’heures par an qu’on appelle contingent. Ce contingent est normalement fixé par accord collectif. A défaut d’accord, il est de 220 heures par an et par salarié.
Par exception, ce contingent peut être dépassé dans des conditions fixées par accord collectif. Certaines heures supplémentaires ne s’imputent pas forcément sur le contingent. Il faut également veiller à ce que les heures supplémentaires accomplies ne conduisent pas le salarié à dépasser les durées maximales de travail. Cette question de la limite d’heures supplémentaires est donc complexe et mérite d’être surveillée dans chaque entreprise ! Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec un avocat en cas de doute sur la conformité des pratiques.
Les heures supplémentaires sont forcément majorées par rapport à une heure de travail normale.
Vrai. Normalement, en l’absence d’accord collectif, la majoration de salaire est de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires travaillées dans la même semaine, 50 % pour les suivantes. Il est possible de réduire la majoration par accord collectif dans la limite de 10 % mais pas de la supprimer.
Par contre, la rémunération pure peut être remplacée par un repos compensateur équivalent.
Les heures supplémentaires ouvrent toujours droit à un temps de repos.
Faux. Tout dépend si on se situe encore dans le contingent annuel ou non. La contrepartie en repos n’est obligatoire que pour les heures supplémentaires qui sont accomplies au-delà du contingent annuel. En-deçà du contingent, la contrepartie en repos ne sera obligatoire que si un accord collectif l’impose et prévoit qu’elle se substitue en tout ou partie au paiement des heures.
Un salarié ne peut réclamer le paiement d'heures supplémentaires que si son employeur a donné son accord écrit.
Faux. Certes, l’employeur doit donner son accord à l’accomplissement d’heures supplémentaires mais cet accord peut n’être qu’implicite. Tout est alors une question de preuve !
Un apprenti peut effectuer des heures supplémentaires.
Vrai. Ces heures supplémentaires sont toutefois limitées à 5 heures par semaine.
Lorsqu'un salarié accomplit habituellement des heures supplémentaires, elles doivent lui être rémunérées même s'agissant des jours fériés.
Vrai. Un jour férié non travaillé ne doit pas entrainer de perte de salaire. Cela implique que la rémunération du jour férié comprenne celle des heures supplémentaires qui auraient dû normalement être effectuées ce jour-là avec leurs majorations.
Le paiement des heures supplémentaires peut être remplacé par une prime.
Faux. C’est complétement interdit même si le montant de la prime correspond au paiement majoré des heures supplémentaires. L’employeur concerné peut se voir condamné pour travail dissimulé et le salarié pourrait réclamer, en plus de la prime, la rémunération des heures supplémentaires effectuées.