Bonjour,
Après une recherche rapide, il faut reconnaître que la jurisprudence n'est pas particulièrement étoffée en ce qui concerne la caducité des PC sur site sinistré.
En ce qui concerne l'interruption du délai de trois ans : le juge administratif apprécie tout d'abord l'importance des travaux entrepris pour déterminer s'ils sont suffisamment important pour justifier une interruption de travaux.
En ce sens, si tel est le cas dans votre situation, le délai de 3 ans n'était plus applicable. En revanche, si à la suite du sinistre, vous avez interrompu les travaux, c'est le délai d'un an à compter de l'interruption des travaux prévu à l'article R. 424-17 du Code de l'urbanisme qui s'applique. A défaut de reprise des travaux dans ce délai, le PC est périmé.
La question est d'autant plus délicate lorsqu'un sinistre intervient et que des travaux inattendus de sécurisation ou de remise en état interviennent ensuite.
On relèvera une décision de la CAA de Marseille où cette dernière considère qu'il est important d'entreprendre des travaux nécessaires à la réalisation de la construction, distincts de ceux induits par la sécurisation du site à la suite du sinistre (CAA Marseille, 10 mai 2021, n° 19MA03236).
Par conséquent, si aucun travail n'a été entrepris pour la construction, le PC est vraisemblablement périmé.
Il faut vérifier cet élément avant de solliciter la prolongation du PC.
Ensuite, pour ce qui est du refus qui vous est opposé, le motif est contestable en fonction des éléments spécifiques à votre situation. Une analyse s'impose.
A votre disposition pour échanger directement en privé si nécessaire.
Avec mes salutations dévouées,
Merci d'indiquer dans tous les cas la question comme étant résolue.
Merci pour votre retour très précis.
C'est une lettre de la mairie qui m'avait averti de la nécessité de refaire une demande de PC.
Sinon j'avais reçu dès le début de l'instabilité du terrain un arrêté interruptif de travaux (janvier 2019).
Simultanément, la rue a été interdite à la circulation sur la partie sinistrée donc aucun véhicule ne pouvait y accéder durant 4 ans.
A noter qu'un expert judiciaire avait été diligenté dans cette affaire car la remise en état nécessitait de lourds travaux avec mur de soutènement de 7 mètres de profondeur en limite de propriété.
L'achèvement des travaux de voirie a été finalisée vers décembre 2022 sans retour officiel de la mairie.
il y a 9 mois