Fermer X
Se connecter
Mot de passe oublié
Vous êtes avocats ?
Inscrivez-vous gratuitement
10 mises en relation offertes
Créer mon compte avocat
Fiche pratique rédigée par Maître Noémie HOUCHET-TRAN
Maître HOUCHET-TRAN

L'autonomie de la volonté en droit international familial

Divorce / Par Maître HOUCHET-TRAN, Avocat, Publié le 12/05/2015 à 16h39
94
partages

Le droit de la famille a connu un apport très important en matière d'autonomie de la volonté, qu'il s'agisse de la compétence du juge ou de la détermination de la loi applicable.

Les textes européens consacrent cette possibilité pour les parties depuis les années 80. Même si elle existait en amont, elle n'avait jusqu'alors pas fait l'objet d'une reconnaissance spécifique en droit de la famille.

Aussi, en droit international, l'évolution de cette autonomie a-t-elle toujours précédé celle de droit interne (suivant celle du droit des contrats).

Trouvez votre avocat en divorce
Divorcez à l'amiable en 1 mois dès 159€1er RDV gratuit

I - Le choix de la loi applicable en matière de divorce

La possibilité donnée aux époux de pouvoir choisir la loi vient du soucis de permettre aux ressortissants de l'UE de pouvoir s'établir dans n'importe quel Etat membre sans que la possibilité de divorcer ne soit compromise par le choix de leur installation.

En effet, dans certains Etats comme Malte, le divorce n'a été légalisé que très récemment.

De plus avec Bruxelles II Bis, les ressortissants de l'UE pouvaient saisir les juges de nombreux Etats de leur divorce (dans le cadre de ceux désignés par les chefs de compétence prévus), permettant ainsi un forum shopping car le juge de l'Etat choisi appliquait ses propres lois. Le justiciable avait alors la main mise sur toute la procédure. Cela était d'autant plus vrai qu'avec ce même règlement, le juge devant reconnaitre un divorce n'a plus à contrôler la loi qui lui a été appliquée.

Avec le Règlement du 20 décembre 2010 (Rome III), les époux peuvent désigner la loi de leur résidence habituelle au moment de la conclusion de la convention (donc assez proche d'eux), de leur dernière résidence habituelle si l'un d'eux y réside encore pendant la conclusion de la convention, de la nationalité de l'un des époux ou encore du for.

Même si le choix est universel et donc non restreint aux lois des Etats membres, il reste limité par un principe de proximité et de nationalité, ainsi que par des principes d'ordre public de l'Etat prononçant le divorce, notamment si la loi choisie ne prévoit pas d'égalité dans le divorce.

Rome III permet donc une certaine prévisibilité mais il n'a pas été adapté par l'ensemble des Etats européens. Aussi si les époux choisissent une loi applicable mais saisissent le juge d'un Etat n'ayant pas adopté le règlement, ce dernier n'aura pas forcément à respecter le choix effectué.

Il est prévu la possibilité pour les parties de choisir leur loi avant l'introduction de la procédure de divorce, tout en admettant aussi celle pour les époux de le faire la procédure engagée, si la loi du for le permet.

En droit français a priori le domaine du divorce est indisponible donc le choix doit être fait antérieurement à la saisine du juge, quitte à antidater la déclaration.

Au regard de la forme, il s'agit de celle du pays où la convention est signée ou selon la forme du pays choisi par les parties. Si les parties habitent dans 2 Etats membres différents, l'un prévoyant des règles strictes et l'autre non, le choix appartient aux époux. S'il s'agit d'un Etat tiers, on appliquera celles de l'Etat membre.

II - Le choix de la loi applicable en matière d?obligations alimentaires

Il s'agissait avant tout de protéger le créancier d'aliment, dans une situation plus défavorable que le débiteur.

Rome III a prévu un renvoi au Protocole de la Haye du 23 novembre 2007 sur la loi applicable aux obligations alimentaires.

Les parties peuvent opter entre la loi :

- de l'Etat dont l'une d'elles a la nationalité,

- de la résidence habituelle,

- désignée par elles pour régir leurs relations patrimoniales ou celle effectivement appliquée à ces relations (à savoir le régime matrimonial, afin de permettre une unification de la liquidation et du règlement des aspects pécuniaires),

- choisie par elles pour régir leur divorce ou séparation de corps ou effectivement appliquée à leur divorce (facilitant le travail du juge).

Les parties peuvent en outre choisir la loi applicable à une procédure déterminé, le choix s'éteignant avec cette dernière.

Encore une fois, il s'agit d'instituer une certaine stabilité, notamment en cas de déménagement.

Le choix reste limité par le fait qu'on ne peut pas choisir la loi applicable concernant les obligations alimentaires des enfants. On retrouve par ailleurs la limitation de l'ordre public.

Dans tous les cas, le juge compétent pour le divorce ne peut pas être choisi car c'est une survivance du principe d'indisponibilité.

III - Le choix de la loi applicable en matière de successions et de régimes matrimoniaux

1° En matière de successions

Le Règlement du 4 juillet 2012 applicable aux successions ouvertes après le 17 août 2015 prévoit le choix de la loi nationale au moment du choix ou du décès (plus limité que dans les autres règlements), sous réserve de conformité à l'ordre public.

Le choix est d'ores et déjà faisable, malgré quelques conditions (le choix fait doit correspondre aux exigences du règlement). Il doit toujours être exprès et dans une disposition pour cause de mort (soit un testament).

Un dépeçage est prohibé : la loi choisie s'applique à l'ensemble de la succession.

Cependant le choix est quasi impossible en matière de choix du juge. L'accord d'élection de for est très encadré : un choix de loi doit avoir été effectué et l'ensemble des parties doit se mettre d'accord sur l'élection de for.

2° En matière de régimes matrimoniaux

L'autonomie de la volonté a toujours été largement reconnue dans ce domaine, notamment depuis la Convention de la Haye de 1978.

Le choix du juge compétent est de nouveau assez restreint (renvois aux règlements successions et divorce). Ce choix redevient possible quand les deux chefs de compétences précédents n'aboutissent pas à désigner la juridiction d'un Etat membre (le défunt avait sa résidence habituelle aux Etats-Unis).

Fiche pratique rédigée par Maître Noémie HOUCHET-TRAN
Maître HOUCHET-TRAN
Une question en divorce ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%de réponse
Aller plus loin
Malheureusement,à un moment de sa vie, chacun peut être confronté à la maladie ou à l' handicap d'un de ses proches, qu'il soit parent, conjoint,grand-parent, enfant, frère ou...
L'état d'invalidité est une notion du droit de la sécurité sociale, appréciée par la cpam au regard de 3 catégories : 1ère catégorie, capacité d'exercer une activité rémunérée...
Une question en divorce ?
Des avocats vous répondent gratuitement sur Alexia.fr
Posez votre question

Questions résolues

Je suis marié depuis 2011 sous le régime de la séparation de biens. j'étais déjà retraité ayant mon domicile en ardèche. madame, plus jeune…
Résolue par Maître DIARRA
En cas de divorce qui garde le logement conjugal ?? sachant que l'appartement est au nom d'une seul personne. est ce que, c'est la…
Résolue par Maître BENOIT
Mon ex femme utilise encore mon nom après notre divorce alors que le jugement stipule la reprise de son nom. on m a conseillé de demander une…
Résolue par Maître REYNOUARD
Est ce que l'appel sur un jugement de divorce a un effet suspensif ? est ce qu'on peut faire appel d'une partie du jugement et pas…
Résolue par Maître MATIP
J'ai divorcé en 2018 sans que la liquidation de nos biens soit effectuée. la vente de notre bien a eu lieu en 2021 et depuis l'argent de…
Résolue par Maître BENOIT

Avocats les plus actifs

1
Maître YVAN BELIGHA
Maître YVAN BELIGHA
210 problèmes résolus*
2
Maître Maturin PETSOKO
Maître Maturin PETSOKO
120 problèmes résolus*
3
Maître Rosalie DIARRA
Maître Rosalie DIARRA
46 problèmes résolus*
4
Maître GEOFFROY BALONGA
Maître GEOFFROY BALONGA
21 problèmes résolus*
5
Maître Ariel DAHAN
Maître Ariel DAHAN
16 problèmes résolus*

* Durant les 60 dernièrs jours

Continuer sans accepter
Votre choix concernant les cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser les fonctionnalités du site et vous offrir la meilleure expérience possible.
Réglage personnalisé
Accepter
Nécessaire
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Liste des cookies marketing utilisés :
En savoir plusGoogle Analytics
_gat* | __utm* | _ga* | _gid
Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Tag Manager
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Ads
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Maximum 3 mois
MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Maximum 3 mois
_fbp* | _fbc*
Ces cookies permettent d’afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), mesurer l’efficacité de nos campagnes Facebook et analyser le fonctionnement du site.
Maximum 3 mois
Paramétrer les cookies
Enregistrer