Les faits
En l'espèce, un ouvrage publié fait du caractère adoptif de la filiation d'un homme, lequel intente une action en justice contre son auteur et son éditeur pour que soit réparée l'atteinte ainsi portée à sa vie privée.
La cour d'appel condamne l'auteur et l'éditeur au paiement de dommages et intérêts, en jugeant que la divulgation, dans son ouvrage destiné au public, de la filiation adoptive d'un homme, porte atteinte à la vie privée de l'intéressé. " La filiation adoptive appartient à son histoire personne et à l'intimité de sa
famille ".
La décision
L'auteur et l'éditeur forment un pourvoi en cassation, lequel est rejeté par la Haute juridiction. Selon la cour de cassation, " à
l'expiration d'un délai de 75 jours à compter de leur clôture, les registres de naissance de l'état civil sont des archives publiques
communicables à toute personne qui en fait la demande ". Par exception, toutefois, la Cour ajoute que " certaines informations qu'ils contiennent sont protégées par les articles 9 du Code civil et 8 de la Convention EDH ". Parmi elles, les modalités d'établissement de la filiation.